Renoir au bord de l'eau • Guide art & décoration

Renoir au bord de l'eau : Seine, Asnières, Argenteuil et canotage

Dix ans de canotage impressionniste, d'Asnières au Déjeuner des canotiers

La Seine, vue par Renoir, n'est pas un décor : c'est un sujet. Pendant près de quinze ans, de 1867 à 1881, le peintre a multiplié les tableaux dont l'eau, les berges, les guinguettes, les canotiers et les reflets de la lumière sur le fleuve constituent le cœur. Asnières, Chatou, Bougival, Croissy, Argenteuil, Gennevilliers : la carte impressionniste de la Seine passe par ces communes de la banlieue ouest, et Renoir y a posé son chevalet presque chaque été. Ce guide rassemble les principaux tableaux de la série « Renoir au bord de l'eau » : La Grenouillère avec Monet (1869), les vues d'Argenteuil (1874-1877), La Yole et Le Pont de Chatou (1875), Oarsmen at Chatou (1879), et l'aboutissement qu'est Le Déjeuner des canotiers (1880-1881). Pour chaque œuvre, on indique le lieu, la date, le musée de conservation, et la place dans la carrière du peintre. Toutes les informations factuelles sont sourcées sur Wikipédia et sur les sites des musées concernés. L'article ne traite que des bords de Seine proprement dits, et laisse de côté les marines normandes, les vues de la côte d'Azur, ainsi que les scènes d'intérieur qui peuvent, par leur sujet, évoquer l'eau sans la montrer (Les Baigneuses par exemple). Si vous cherchez les vues de mer de Renoir, notre guide des marines impressionnistes est plus adapté.

Pierre-Auguste Renoir, La Seine à Chatou, 1871, paysage fluvial sur la Seine, vue d'ouverture de la série des bords d'eauImage libre

Méthode de lecture

Comment lire un tableau de bord de Seine de Renoir

Trois angles pour comprendre ce que Renoir cherche, quand il peint l'eau :

Sujet

Le canotage, art de vivre moderne

À partir de 1867, la Seine est un lieu de loisirs bourgeois. Renoir peint ce qu'il voit : des canotiers, des guinguettes, des berges animées.

Technique

La touche aquarellée des bords d'eau

Pour rendre l'eau, Renoir fragmente la touche et juxtapose des bleus, des blancs et des verts, sans recourir au noir pour les ombres.

Postérité

De Chatou à la Phillips Collection

Les tableaux de Chatou et d'Argenteuil ont fait entrer la vie moderne au musée. Le Déjeuner des canotiers, conservé à Washington, en est l'emblème.

Contexte historique

Asnières, premier terrain de jeu (1867-1869)

Pierre-Auguste Renoir, Le Pont du chemin de fer à Argenteuil-Chatou, vers 1881
Pierre-Auguste Renoir, Le Pont du chemin de fer à Argenteuil-Chatou, vers 1881 Wikimedia Commons, domaine public.

Asnières-sur-Seine est, à la fin des années 1860, l'un des premiers terrains de jeu de la jeune peinture impressionniste. La commune est située sur la rive gauche de la Seine, à six kilomètres au nord-ouest de Paris, et elle est desservie par le chemin de fer depuis 1838 : c'est l'un des premiers « pays » que les peintres parisiens atteignent en train pour aller travailler en plein air. Renoir, qui habite alors rue des Martyrs à Montmartre, y vient régulièrement à partir de 1866, en compagnie de Monet et parfois de Sisley.

Les vues d'Asnières, au sens strict, sont peu nombreuses dans l'œuvre de Renoir : le peintre préfère Chatou et Bougival, un peu plus en aval, où l'eau est plus large et la lumière plus stable. Mais Asnières est sur la route, et le pont de chemin de fer qui franchit la Seine entre Asnières et Gennevilliers apparaît à plusieurs reprises dans son œuvre des années 1870-1880, comme arrière-plan des vues d'Argenteuil et de Chatou. Le tableau Le Pont du chemin de fer à Argenteuil-Chatou, conservé au musée d'Orsay, est l'une des versions tardives (vers 1881) de ce motif récurrent.

Ce qui compte surtout, dans les années 1867-1869, c'est la découverte, par Renoir et Monet, d'un mode de vie nouveau : le canotage du dimanche, la guinguette au bord de l'eau, la société mêlée des employés, des artistes et des bourgeois en goguette. La Seine, dans les tableaux impressionnistes, n'est pas un site pittoresque : c'est le lieu où s'invente une vie moderne, où se nouent des amitiés, où se rencontrent les modèles. C'est ce que Renoir va peindre, avec une constance qui ne s'est jamais démentie jusqu'à la fin des années 1880.

Style artistique

La Grenouillère avec Monet, été 1869

Pierre-Auguste Renoir, Les Bords de la Seine à Argenteuil, vers 1875, vue des berges et du fleuve, exemple de la période de maturité impressionniste de Renoir sur la Seine
Pierre-Auguste Renoir, Les Bords de la Seine à Argenteuil, vers 1875 Wikimedia Commons, domaine public.

La Grenouillère est un établissement de canotage, de bain, de bal et de restauration installé sur l'île de la Grenouillère, à Croissy-sur-Seine, sur la rive gauche de la Seine en aval de Chatou. C'est l'un des lieux les plus fréquentés de la banlieue ouest pendant l'été 1869. On y vient de Paris en train, on loue des barques ou des canots, on se baigne, on mange, on danse. La maison Fournaise de Chatou, future vedette du Déjeuner des canotiers, est alors un établissement voisin, plus modeste.

Renoir et Monet s'y installent ensemble à la fin de l'été 1869, probablement à l'invitation d'un ami commun, et ils peignent le même sujet en vis-à-vis, à quelques mètres l'un de l'autre, pendant plusieurs semaines. Les deux tableaux homonymes — La Grenouillère de Renoir et La Grenouillère de Monet — sont aujourd'hui conservés, l'un à la National Gallery de Londres, l'autre au Metropolitan Museum of Art de New York. Ils constituent l'un des moments fondateurs de l'impressionnisme, et l'un des exemples les plus clairs d'une collaboration directe entre les deux peintres.

Le Renoir de la Grenouillère est plus resserré sur les figures que celui de Monet : la composition s'organise autour d'un canot au premier plan, avec deux jeunes femmes en robe claire assises à l'avant, et un homme en chapeau de paille. À l'arrière-plan, l'eau, les baigneurs, les nageurs, les robes claires, les parasols. La touche est fragmentée, les couleurs sont vives, les contours sont fondus dans la lumière. Monet propose le même sujet avec un point de vue légèrement différent, qui met davantage en valeur la surface de l'eau et les reflets. Les deux tableaux se répondent, et l'on peut les lire comme deux versions d'un même regard porté sur un même lieu.

Cette séance de travail commune est aussi l'un des moments où se précise, chez Renoir, l'usage nouveau du noir : il abandonne presque complètement le bitume et les terres brunes pour construire ses ombres en tons complémentaires (bleus, violets, verts). C'est un tournant technique, qui rend sa palette plus claire et plus vibrante, et qui annonce ce que l'on appellerà l'impressionnisme.

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Argenteuil, 1874-1877 : la Seine avec Monet

Pierre-Auguste Renoir, La Seine à Argenteuil, vers 1874
Pierre-Auguste Renoir, La Seine à Argenteuil, vers 1874 Wikimedia Commons, domaine public.

Argenteuil est, de 1872 à 1878, le lieu de vie et de travail de Claude Monet, qui y achète une maison en 1872 et y aménage un ponton d'amarrage et un atelier flottant sur la Seine. La commune, située à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Paris sur la rive droite, attire rapidement d'autres peintres : Sisley, Pissarro, Caillebotte, qui habite Gennevilliers en face, et Renoir. Les impressionnistes, qui ont en commun la maison Fournaise de Chatou et la maison de Monet à Argenteuil, font de ce tronçon de la Seine l'un de leurs terrains favoris pendant les années 1870.

Renoir, qui n'habite pas Argenteuil mais y vient régulièrement, peint plusieurs vues du fleuve et de ses berges dans ces années-là. La Seine à Argenteuil, conservé au Metropolitan Museum of Art de New York, est l'une des œuvres les plus achevées de la série. Le tableau montre un voilier à gauche, une vaste étendue d'eau calme, et la rive opposée avec des villas et des arbres. La touche est large, libre, la palette est dominée par les bleus et les verts, et l'on sent l'influence directe de Monet, qui a popularisé ce type de composition à Argenteuil.

La période argenteuilloise est aussi celle où Renoir commence à exposer régulièrement avec les impressionnistes (à partir de la première exposition du groupe en 1874), et où il rencontre Durand-Ruel, le marchand qui soutiendrà le groupe pendant plus de dix ans. C'est l'époque des grandes vues de la Seine, des régates, des bords de fleuve animés, qui sont aujourd'hui dispersées entre le Metropolitan, la National Gallery de Londres, le musée d'Orsay et plusieurs collections américaines.

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Régates à Argenteuil (1874)

Pierre-Auguste Renoir, Régates à Argenteuil, 1874, National Gallery of Art, Washington
Pierre-Auguste Renoir, Régates à Argenteuil, 1874, National Gallery of Art, Washington Wikimedia Commons, domaine public.

Régates à Argenteuil est l'un des grands tableaux de la série argenteuilloise de Renoir. Peint en 1874, l'année de la première exposition impressionniste chez Nadar, il est aujourd'hui conservé à la National Gallery of Art de Washington, où il a été déposé par la collection d'Horace Havemeyer en 1929. Le tableau montre une régate sur la Seine : au premier plan, des voiliers aux voiles blanches, rouges et bleues, et à l'arrière-plan, la rive d'Argenteuil, avec ses villas et ses arbres.

La composition est typique des grandes vues de la Seine peintes par Renoir et Monet dans les années 1874-1877 : un plan d'eau animé au premier plan, une rive habitée à l'arrière, et un ciel qui occupe souvent un tiers de la toile. Les couleurs sont vives, les touches sont fragmentées, la lumière est éclatante. C'est l'impressionnisme à son premier sommet, et l'on comprend pourquoi ces tableaux ont, dès la fin des années 1870, été achetés par des collectionneurs américains (Louisine Havemeyer, Albert Barnes) et européens.

Régates à Argenteuil est aussi un tableau important pour comprendre le rôle de la voile et de l'aviron dans l'imaginaire impressionniste. Les régates, à l'époque, sont à la fois un sport bourgeois en plein développement (le Cercle de la voile de Paris, dont Caillebotte est membre, à son siège à Argenteuil) et un spectacle populaire, dont les berges se remplissent les dimanches d'été. Renoir, qui n'est pas un marin lui-même, peint ce spectacle avec la précision d'un observateur et la liberté d'un peintre d'extérieur : la régate est un sujet moderne, ancré dans la vie quotidienne de la banlieue parisienne, et c'est en cela qu'il est révolutionnaire.

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Yole et pont de Chatou (1875)

Pierre-Auguste Renoir, La Yole (The Skiff), 1875, National Gallery, Londres
Pierre-Auguste Renoir, La Yole (The Skiff), 1875, National Gallery, Londres Wikimedia Commons, domaine public.

La Yole (The Skiff dans la version anglaise) est peinte par Renoir en 1875, à l'âge de trente-quatre ans. Le tableau est aujourd'hui conservé à la National Gallery de Londres, qui l'a acquis en 1949. Il montre une jeune femme à bord d'une yole, en bord de Seine, vue de trois-quarts, avec l'eau autour d'elle et une rive à l'arrière-plan. La barque est amarrée ou se déplace doucement : ce n'est pas une scène d'action, c'est un moment suspendu, une pause dans la journée.

Le tableau marque une étape dans l'art de la composition en plein air chez Renoir. La jeune femme est peinte avec une précision plus grande que dans les œuvres des années 1869-1874 : le visage est net, la robe est lisible, les mains sont traitées avec soin. Mais l'arrière-plan, l'eau et la rive, restent traités en touches larges, presque aquarellées. Cette opposition entre la figure et le paysage est typique de l'impressionnisme de la maturité : on isole le sujet humain sans le détacher de son contexte lumineux.

La même année 1875, Renoir peint également Le Pont de Chatou, conservé au Clark Art Institute de Williamstown (Massachusetts). Le tableau montre le pont routier qui franchit la Seine à Chatou, avec un canot à l'aval et des promeneurs sur la berge. C'est un paysage pur, sans figure dominante, qui annonce les vues plus tardives de Chatou et du pont de chemin de fer. La composition est plus libre, plus ouverte, et la touche est plus large que dans La Yole : on sent que Renoir a pris de l'assurance dans le traitement des ciels, des eaux, des reflets.

Ces deux tableaux de 1875 forment un diptyque intéressant. Le premier, La Yole, est un portrait en plein air, où la figure humaine reste centrale. Le second, Le Pont de Chatou, est un paysage pur, où l'homme n'est qu'un élément parmi d'autres. Entre les deux, Renoir explore les deux pôles de son art : le portrait moderne d'un côté, le paysage animé de l'autre. Toute son œuvre de la fin des années 1870 et du début des années 1880 va continuer à osciller entre ces deux pôles.

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Oarsmen at Chatou (1879)

Pierre-Auguste Renoir, Oarsmen at Chatou, 1879, National Gallery of Art, Washington
Pierre-Auguste Renoir, Oarsmen at Chatou, 1879, National Gallery of Art, Washington Wikimedia Commons, domaine public.

Oarsmen at Chatou (en français : « Les Rameurs à Chatou ») est peint par Renoir en 1879, à l'âge de trente-huit ans. Le tableau est aujourd'hui conservé à la National Gallery of Art de Washington, dans la collection de M. et Mme Paul Mellon. Il représente deux jeunes hommes en blouse bleue qui rament sur une yole, en bord de Seine à Chatou. L'eau occupe la moitié de la composition, et l'on devine à l'arrière-plan la rive avec des villas et de la végétation.

Le tableau est intéressant à plus d'un titre. D'abord, c'est l'un des rares tableaux de Renoir qui montre l'aviron comme pratique sportive, et non plus seulement comme activité de loisirs. Les deux hommes, en blouse de travail, sont au travail : leurs gestes sont précis, leurs bras sont tendus, l'effort est visible. Renoir, qui n'a jamais pratiqué l'aviron lui-même, peint ce sujet avec un soin documentaire qui annonce ses compositions plus ambitieuses des années 1880.

Ensuite, Oarsmen at Chatou est l'un des chaînons entre la série des grandes vues d'Argenteuil (1874-1877) et la composition du Déjeuner des canotiers (1880-1881). Le format horizontal, l'eau au premier plan, la rive habitée à l'arrière, le sujet anecdotique traité avec une ambition de grand format : tout y est déjà, en plus resserré. On comprend, en regardant ce tableau, comment Renoir a pu passer, en deux ans, des vues d'Argenteuil à la grande composition de 1881.

Enfin, le tableau marque l'entrée de Renoir dans ce que l'on a appelé sa « période ingresque », après le voyage en Italie qu'il effectue en 1881-1882. La touche est plus ferme, les contours sont plus nets, la composition est plus structurée que dans les œuvres du milieu des années 1870. Oarsmen at Chatou est, à cet égard, l'un des tableaux de transition les plus clairs de la carrière de Renoir.

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Le Déjeuner des canotiers, l'apogée (1880-1881)

Pierre-Auguste Renoir, Le Déjeuner des canotiers, 1880-1881, Phillips Collection, Washington
Pierre-Auguste Renoir, Le Déjeuner des canotiers, 1880-1881, Phillips Collection, Washington Wikimedia Commons, domaine public.

Le Déjeuner des canotiers est peint par Renoir entre 1880 et 1881, sur la terrasse de la maison Fournaise à Chatou, en bord de Seine. Le tableau est aujourd'hui conservé à la Phillips Collection de Washington, où il a été acquis par Duncan Phillips en 1923. Il s'agit d'un grand format (130 × 173 centimètres), qui représente quatorze personnages attablés sur la terrasse dominant le fleuve, et qui constituent l'un des sommets de l'art de la composition horizontale dans l'œuvre de Renoir.

Le tableau rassemble, autour d'une table, plusieurs amis du peintre : Gustave Caillebotte au centre, en chapeau à panama, l'actrice Ellen Andrée, le peintre Eugène Pierre Lestringuez, et surtout Aline Charigot, la future épouse de Renoir, qui pose au premier plan avec un petit chien dans les bras. Le serveur, Alphonsine Fournaise, fille du patron de l'établissement, est debout à droite. La composition s'organise en frise, avec une grande table en diagonale qui traverse la toile, et un arrière-plan où l'on aperçoit la Seine, des voiliers, la rive opposée.

Sur le plan technique, Le Déjeuner des canotiers est un moment d'équilibre dans la carrière de Renoir : la touche est libre, comme dans les œuvres impressionnistes des années 1870, mais le tracé des figures est plus ferme, plus précis, et la composition est plus structurée qu'à l'Argenteuil. C'est ce que l'on à parfois appelé le « moment ingresque » de Renoir, qui annonce la période des années 1880 où le peintre, après son voyage en Italie (1881-1882), va donner à ses figures une précision de trait nouvelle.

Le tableau à traversé plus d'un siècle de commentaires. Présenté à la septième exposition impressionniste en 1882 chez Durand-Ruel, il a été acquis en 1923 par Duncan Phillips, qui en a fait l'une des pièces maîtresses de la collection qu'il à fondée à Washington. Aujourd'hui, Le Déjeuner des canotiers est l'un des tableaux les plus visités et les plus étudiés de l'impressionnisme, et il est régulièrement prêté par la Phillips Collection pour des expositions temporaires.

Avec Le Déjeuner des canotiers, Renoir ferme la série des bords de Seine ouverte quinze ans plus tôt à Asnières et à La Grenouillère. Le peintre approche de la quarantaine (il a trente-neuf ans en 1880). Il a accumulé l'expérience d'un été après l'autre sur les bords de la Seine, d'Asnières à Chatou, en passant par Argenteuil. Le Déjeuner est l'aboutissement de cette série, et c'est aussi le tableau qui marque la fin de la période impressionniste pure de Renoir, et le début d'une nouvelle période, plus structurée, plus réflexive, où le peintre va chercher dans Raphaël et dans la fresque italienne de quoi renouveler son art.

Décoration intérieure

Reproductions : avoir un Renoir au bord de l'eau chez soi

Pierre-Auguste Renoir, Le Pont de Chatou, vers 1875, Clark Art Institute, Williamstown
Pierre-Auguste Renoir, Le Pont de Chatou, vers 1875, Clark Art Institute, Williamstown Wikimedia Commons, domaine public.

Si vous souhaitez installer chez vous un tableau de Renoir au bord de l'eau, l'option la plus fiable est la reproduction peinte à la main à l'huile sur toile, exécutée par un atelier spécialisé. Contrairement à un tirage industriel, une copie peinte à la main restitue la matière de l'original : l'épaisseur de la touche, la vibration des bleus et des verts, la transparence des reflets sur l'eau. C'est cette matière qui fait la valeur d'un tableau impressionniste, et c'est ce qu'une reproduction imprimée ne peut pas rendre.

Chez Alpha Reproduction, plusieurs tableaux de la série « Renoir au bord de l'eau » sont disponibles en reproduction peinte à l'huile sur toile : Le Déjeuner des canotiers, La Yole, La Grenouillère, La Seine à Argenteuil, Régates à Argenteuil, Le Pont de Chatou, Le Bal du moulin de la Galette. Les formats vont du « Découverte » (50 × 60 cm) à des formats plus grands, et la livraison se fait enroulée, sans cadre, pour permettre à l'acheteur de choisir lui-même son encadrement.

Pour choisir un tableau, deux critères sont à considérer. Le premier est le sujet : les scènes de canotage (Le Déjeuner des canotiers, La Yole, Oarsmen at Chatou) sont plus animées, plus gaies, et conviennent particulièrement à un salon ou à une salle à manger. Les vues plus calmes (La Seine à Argenteuil, Le Pont de Chatou) sont plus apaisées, et trouvent leur place dans une chambre ou un bureau. Le second critère est la couleur : les bleus et les verts dominent dans la série, et il est sage de les harmoniser avec la couleur des murs de la pièce où le tableau sera accroché.

Le prix d'une reproduction peinte à la main à l'huile sur toile de format moyen (60 × 80 cm) se situe généralement entre 270 € et 600 €, selon la taille et la complexité du sujet. Le délai de réalisation est de l'ordre de deux à six semaines, ce qui est normal pour un travail entièrement fait à la main. Pour des formats plus grands (au-delà de 120 × 150 cm), le prix peut atteindre 1500 à 2000 €.

Une bonne reproduction se reconnaît à plusieurs signes : la toile est tendue sur un châssis en bois, la couche de peinture est visiblement épaisse par endroits (les empâtements de Renoir doivent rester lisibles), les couleurs sont fidèles à celles de l'original, et le tableau est livré avec un certificat d'authenticité. Méfiez-vous des tirages qui se présentent comme « reproductions à l'huile » mais qui ne sont en réalité que des impressions sur toile : la matière picturale n'y est pas, et le résultat est plat, sans relief.

Reproductions peintes à la main de tableaux de Renoir au bord de l'eauVous voulez une reproduction peinte à la main de cette œuvre ou d'une version proche ?Voir les reproductions Renoir au bord de l'eau
Pièce Suggestion Effet décoratif
Conseil déco : choisissez une œuvre pour son atmosphère avant de la choisir pour son nom. Un mur se souvient surtout de la présence visuelle.

FAQ

Questions fréquentes sur Renoir au bord de l'eau

Où Renoir a-t-il peint au bord de l'eau ?

Renoir a peint au bord de la Seine principalement à Asnières, à Chatou (notamment à la maison Fournaise), à Bougival, à Croissy (la Grenouillère), et à Argenteuil. Ces communes, situées sur la banlieue ouest de Paris, étaient les lieux favoris des impressionnistes dans les années 1860-1880.

Quels sont les principaux tableaux de Renoir au bord de l'eau ?

Les principaux tableaux de la série « bord de Seine » de Renoir sont La Grenouillère (1869, National Gallery, Londres), La Seine à Argenteuil (vers 1874, Metropolitan Museum, New York), Régates à Argenteuil (1874, National Gallery of Art, Washington), La Yole (1875, National Gallery, Londres), Le Pont de Chatou (vers 1875, Clark Art Institute, Williamstown), Oarsmen at Chatou (1879, National Gallery of Art, Washington), et Le Déjeuner des canotiers (1880-1881, Phillips Collection, Washington).

Pourquoi Le Déjeuner des canotiers est-il si célèbre ?

Le Déjeuner des canotiers est célèbre pour plusieurs raisons : c'est un grand format (130 × 173 cm) traité avec la liberté de touche des œuvres plus petites, un sujet anecdotique (un repas d'amis) porté à une intensité psychologique et lumineuse remarquable, et un moment d'équilibre dans la carrière de Renoir, entre la touche libre des années 1870 et la précision ingresque des années 1880. Il est conservé à la Phillips Collection de Washington depuis 1923.

Comment reconnaître une bonne reproduction d'un tableau de Renoir au bord de l'eau ?

Une bonne reproduction d'un tableau impressionniste de Renoir doit être peinte à la main à l'huile sur toile, avec un travail particulier sur la touche fragmentée, sur la vibration des bleus et des verts, et sur la matière des empâtements. Une copie imprimée ou un tirage industriel ne reproduit pas la matière picturale de l'original et perd toute la fluidité du geste renoirien.

Quel est le prix d'une reproduction d'un Renoir au bord de l'eau ?

Le prix d'une reproduction peinte à la main à l'huile sur toile varie selon le format. Pour un format Découverte (50 × 60 cm), il faut compter environ 270 à 400 €. Pour un format moyen (60 × 90 cm), le prix est de l'ordre de 500 à 800 €. Pour des formats plus grands (au-delà de 120 × 150 cm), il peut atteindre 1500 à 2000 €. Le délai de réalisation est généralement de deux à six semaines.

En résumé

De La Grenouillère en 1869 au Déjeuner des canotiers en 1881, Renoir a passé plus de dix étés sur les bords de la Seine, à Asnières, à Chatou, à Bougival, à Argenteuil. La série qu'il a constituée pendant ces années est l'une des plus importantes de l'impressionnisme : elle documente un moment unique de la vie moderne, où la banlieue parisienne devient le sujet d'une peinture de plein air, et où le canotage, les guinguettes, les bords de fleuve deviennent des motifs dignes d'être peints. Le Déjeuner des canotiers, conservé à la Phillips Collection de Washington, est l'aboutissement de cette série. C'est aussi l'un des tableaux les plus étudiés et les plus admirés de l'art du XIXe siècle, et l'un des points d'entrée les plus accessibles à l'œuvre de Renoir pour un amateur d'art débutant. Si vous souhaitez aller plus loin, plusieurs entrées sont possibles. La lecture de notre guide complet sur Le Déjeuner des canotiers vous donnerà l'analyse détaillée d'un tableau central. Notre guide sur La Grenouillère vous raconterà l'histoire de la séance de travail commune entre Renoir et Monet en 1869. Notre guide des paysages de Renoir vous donnerà un panorama plus large, qui inclut aussi les vues de la côte d'Azur et de Normandie. Et pour choisir une reproduction à installer chez vous, vous pouvez consulter la collection Alpha Reproduction, qui propose en reproduction peinte à l'huile sur toile la plupart des tableaux cités dans cet article.

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